Cet été, découvrez notre guide de survie culturelle

Dans un Paris investi par les Jeux Olympiques, notre rédaction a recensé plusieurs institutions ouvertes et les expositions en cours tout au long de l’été. Une liste tournée vers le sport. Mais pas que. 

Illustration par Ryvdoll

Il y a eu l’annonce des « taxis volants ». Celle du prix des tickets de métro, ou   du plongeon des athlètes dans la Seine. On a beau l’avoir vu venir, la vague Paris 2024 promet d’être salée. On a beau s’en réjouir, elle dessine peu à peu le visage d’une ville impraticable, étouffante. Bondée d’effervescence : cet été, 16 millions de « touristes Jeux Olympiques » sont attendus à Paris, du 26 juillet au 11 août.

Comme une épreuve à elle toute seule, la traversée de la capitale se fraye une place dans celles de la compétition, et avec elle, une vie culturelle contrariée. Musées fermés, zones réservées, transports perturbés : les Parisiens oseront-ils franchir le pas des expositions ?

Pour s’en assurer, La Perle a concocté un Guide de survie culturelle. Sur cette carte,  25 lieux, cinq zones et un mot clé : la proximité. Dans ce Paris passé au peigne fin, nous recensons, pour nos lecteurs, une sélection d’institutions ouvertes près de chez eux.

Sur cette carte :
24 lieux, cinq zones et un mot clé : 
la proximité

Associant art et sport, certaines portent le sceau du programme Olympiade culturelle mené par le Ministère de la Culture. D’autres s’en passent, à la faveur d’expositions ambitieuses, décalées, engagées.

Est-ce alors plus le guide ou la survie qui doivent être culturels ? Sans doute un peu des deux. L’art impose une pause dans l’effervescence à contre-courant de l’agitation. Avec un lieu, un moment, pour contempler. Un autre regard pour mieux tenir le marathon. Cet été, et comme toujours, Paris est tout à vous. 

Paris Nord : Montmartre - La Villette - Saint-Denis

  • Les Chevaux de Géricault au musée de la vie romantique.

Il est l’animal totem de toutes ses oeuvres. Théodore Géricault cultivait une passion picturale pour le cheval. Au début du XIXème siècle, ses toiles en sont remplies. Dans une France marquée par l’instabilité politique et le goût pour l’ailleurs, l’étalon apparait dans les scènes de conquêtes militaires, dans les portraits de cavaliers, dans les paysages d’un Orient fantasmé. Le tout dans un style épique et coloré que se plait à raconter la dernière exposition du musée de la vie romantique (Paris 9ème). Avec « Les chevaux de Géricault », elle puise dans l’obsession animalière de l’artiste pour refléter l’époque qui a fait le succès de l’auteur du Radeau de la MéduseJusqu’au 15 septembre.

Auguste Herbin, le maître révélé au musée Montmartre

Caché durant tout ce temps. Caché mais intact. Au musée de Montmartre (Paris 18ème), le talent d’Auguste Herbin s’est dévoilé comme les souvenirs d’une boite noire : immaculés. Il est, selon les termes de l’exposition qui lui est dédié, un « maître révélé » de l’art moderne. À la veille du XXème siècle, son oeuvre traverse tous les courants dans une maitrise époustouflante : impressionnisme, pointillisme, fauvisme, cubisme…Auguste Herbin n’imite pas les styles de son époque. Il les sublime. Jusqu’au 15 septembre.

Métal. Diabolicus in musica à la Cité de la musique

Au-delà de la provocation, le coeur criant de la musique métal. La Cité de la musique retrace l’histoire de ce genre musical né dans les années 1980 à coups de photos, d’installations et de bandes sons saturées.  Le métal se raconte avec ses mythes et ses codes culturels bien spécifiques. On a tendance à croire ce genre musical en rupture totale, comme une partition qui rase tout sur son passage. L’exposition le présente plutôt comme un syncrétisme savoureux entre la culture populaire type cinéma d’horreur, l’iconographie de la peinture chrétienne et LA question existentielle qui nous habite tous : que faire de notre condition de mortel ? 

Cheval cabré au tapis de selle rouge dit « Tamerlan », Théodore Géricault, 1814 © RMN-Grand Palais / image RMN-GP
Autoportrait, Auguste Herbin, 1906 Huile sur toile, ©Collection Kröller-Müller Museum, Photo by Rik Klein Gotink
  • Le Nectar des dieux au théâtre du Funambule

Millésime ou grand cru ? Pourquoi certains vins portent-ils malheur ? Est-ce Jules César qui a vraiment importé les vignobles en France ?  En voilà des questions très sérieuses. Au théâtre Le Funambule (Paris 18ème), Le Nectar des dieux propose un survol historique du vin sous forme de spectacle. Deux amis entrent en scène. Ils trinquent à la mémoire d’un copain avant de prendre un autre verre, et un autre encore. Les deux compères se lancent dans l’Histoire. Leur récit s’amplifie, jusqu’à naviguer d’une époque à l’autre, tout en incarnant les figures qu’ils ressuscitent. Jusqu’au 1er septembre.

  • La mécanique de l’exploit. Le corps à l’épreuve du sport au musée d’art et d’histoire Paul Éluard

Le secret de la victoire ? Peut-être « La mécanique de l’exploit ». À Saint-Denis, le musée d’art et d’histoire Paul Eluard (93) met le corps à l’épreuve du sport. Une exposition collective et transversale qui, à l’occasion des Jeux Olympiques de Paris, explore la recette de ce qui fait un grand athlète. Est-ce le corps parfait des sculptures d’Auguste Rodin ? L’entrainement intensif capturé par les premiers pas du cinéma ? Ou le sens du mouvement des danseurs de breakdance ? Réponse en images. Jusqu’au 25 novembre.

Paris Centre : Louvre- Les Halles - Notre-Dame

  • La BD à tous les étages au Centre du Pompidou

Pour sa toute dernière exposition, Le Centre Pompidou (Paris 4ème) se parcourt comme une planche de bande-dessinée : niveau par niveau, case par case, « La BD à tous les étages » investit l’ensemble du musée et traverse la discipline dans toute sa richesse. Détour par les planches populaires de Tintin, Astérix ou Titeuf, par les bulles de presse du magazine Hara Kiri, par les récits de Joann Sfar et d’Hugo Pratt, par les mangas japonais : une exposition gigantesque, quasi exhaustive, qui fera les pieds à ceux et celles qui sous-estiment encore le 9ème art. Jusqu’au 4 novembre.

  • 1,2..4 Podium et La Chair du monde au musée de la chasse et de la nature

« 1,2…4 Podium » : des créatures surréalistes gravissent le podium du musée de la Chasse et de la Nature (Paris 4ème) Canards en justaucorps, sauts de toutous en sueur, coq français en speakers : des oeuvres du collectif Plonk & Replonk-Bébert se mêlent aux collections permanentes. Jusqu’au 22 septembre. En réponse de ce ton surréaliste, l’artiste Tamara Kostianovsky répond par le symbolique : avec « La Chair du Monde » elle creuse en profondeur des thèmes tels que la mémoire, la violence, la fragilité de l’existence humaine, à l’aide de sculptures faites de matériaux inhabituels et réutilisés. Jusqu’au 3 novembre.

  • Stephen Shore. Véhiculaire & Vernaculaire à la Fondation Henri Cartier-Bresson

L’Amérique vu du siège passager. C’est le point de vue adopté par le photographe Stephen Shore pour son exposition « Véhiculaire & Vernaculaire » à la Fondation Henri Cartier-Bresson (Paris 4ème) Une exposition aux allures de road-trip durant lequel l’artiste new-yorkais voit défiler les évolutions de son pays entre 1969 et 2021. Plusieurs séries, une centaines de photographies et 50 années de travail rassemblées autour d’une promesse d’authenticité : l’Amérique, la vraie. Jusqu’au 15 septembre.

« Starwatcher », Moebius, 1986. Collection privée, Courtesy MEL Publisher
Second Street, Ashland, Wisconsin, July 9, 1973, de la série Uncommon Places, 1973-1986 © Stephen Shore.
  • Thomas Mailaender. Les Belles images à la maison européenne de la photographie

De « Belles images » vraiment ? À la Maison européenne de la photographie (MEP) dans le 3ème arrondissement, Thomas Mailaender fait un pied de nez à la belle photo. Pour sa toute première rétrospective, l’artiste multimédia expérimente plusieurs techniques à travers des installations souvent monumentales et décalées, qui tournent en dérision nos comportements à l’ère de l’hyper-image. Photos personnelles, numérisées, retouchées, Thomas Mailaender puise aussi bien dans les tréfonds d’Internet que dans ses archives personnelles. Jusqu’au 29 septembre.

  • Passeport au Théâtre de la Renaissance

Au Théâtre de la Renaissance (Paris 10ème), le « Passeport » est à la fois la quête et la clé. La nouvelle création d’Alexis Michalik plonge dans  « la jungle » de Calais où est retrouvé Issa, réfugié Érythréen laissé pour mort et dont la mémoire flanche. Pour seul repère, son passeport, précieux sésame pour obtenir un titre de séjour, avec l’aide de ses compagnons de fortune.  Ouvert tout l’été.

  • Bijoux de scène de la Comédie Française à l’École des Arts Joailliers

Après un report de quelques mois, l’exposition « Bijoux de scène de la Comédie Française » ouvre enfin ses portes à L’École des Arts Joailliers (Paris 9ème). Une somptueuse histoire des bijoux de théâtre portée…par ceux qui les ont portés. Diadèmes, broches, écrins : depuis le XVIIIème siècle, des comédiens et comédiennes ont marqué de leurs noms ces pièces uniques,  soit en tant qu’accessoires de scène, soit comme des objets personnels. Jusqu’au 1er septembre.

Paris Sud-Est : Jardin des Plantes-Daumesnil-Vitry

  • La peinture figurative contemporaine à la Fab

Les peintures politiques de Chéri Samba, les portraits barbouillés de Nina Childress, les scènes de ville de Rakajoo : À la Fab., une quarantaine d’artistes ont répondu à l’appel d’Agnès B, à l’origine de cette galerie et fonds de dotation du 13ème arrondissement. 

À travers sa collection personnelle, la styliste et mécène française expose un concentré de ce que la peinture contemporaine fait encore de mieux, avec pour seul mot d’ordre : la figuration. Une ligne qui se donne à toutes les sensibilités. Dans cette exposition, les oeuvres se parlent et les thèmes se répondent, certains ancrés dans la réalité du quotidien, d’autres à milles lieux du vrai dans une ambiance magique et symbolique. La peinture retrouve ici sa superbe et prouve qu’elle reste, même au XXIème siècle, le langage artistique de référence. Jusqu’au 27 octobre.

  • La Seine, La Seine au Quai de la Photo

Le Quai de la Photo nous rapproche dangereusement des bords de Seine. Alors qu’une partie des Quais est déjà fermé au public, ce centre de photographie contemporaine résiste à la vague d’aménagements des Jeux Olympiques. Comme un havre flottant sur les berges du 13ème arrondissement, le Quai de la Photo se met en Seine avec une exposition en deux parties, pour une même obsession : de l’eau rien, que de l’eau. 

Sur plus de 80 clichés, « Paris Rive droite / Rive gauche » retrace d’abord la métamorphose de la capitale et de son fleuve avant de s’en remettre à « La Source » de Frédéric Stucin. L’artiste part à la rencontre des habitants des berges. Dans une atmosphère étrange et artificielle, il leur tire leur portrait en miroir du fleuve qu’ils habitent. Un regard plus artistique, moins touristique, pour accompagner les excursions fluviales que propose aussi le Quai de la Photo.  Jusqu’au 08 septembre.

Zion’s lament, 2023 © Harmony Korine
Skyseeef, photographie de la série Culture is the waves of the future, 2022
  •  Arabofuturs : science-fiction et nouveaux imaginaires à l’Institut du monde arabe

Débarquement à l’Institut du monde arabe (Paris 5ème), plusieurs centaines d’années plus tard : l’exposition « Arabofuturs : science-fiction et nouveaux imaginaires » intègre le monde arabe à nos fantasmes futuristes, du Maghreb au Golfe Persique. Voitures volantes, combinaisons, terres et objets non identifiés, 18 artistes associent leurs oeuvres, entre espoir, humour et inquiétude. Une croisière entre les codes bien connus de la science-fiction hollywoodienne et les paysages bien réels des supers mégalopoles orientales. Jusqu’au 27 octobre.

  • Olympisme, une histoire du monde au musée national de l’Histoire de l’immigration

Escale de l’autre côté de la Seine, au Palais de la Porte Dorée. L’ancien « musée des Colonies » choisit aussi de s’ouvrir au monde, dans un ancrage résolument plus politique. En écho à Paris 2024, « Olympisme, une histoire du monde »  raconte 130 ans de Jeux Olympiques teintés d’engagement politique, social et culturel. Des Jeux et des images : en 1936 à Berlin, un athlète monte sur le podium en brandissant le salut nazi. En 1968, plus de trente ans après, un autre brandit le poing contre la ségrégation raciale. Une résurrection en archives des compétitions sportives comme témoin de l’Histoire moderne. Jusqu’au 08 septembre.

  • L’oeil vérité. Le musée au second degré au MAC VAL 

En voilà un qui ne lésine pas sur l’art contemporain. Au MAC VAL (94), une exposition aux termes impénétrables : « L’oeil vérité. Le musée au second degré » plonge notre regard dans celui des spécialistes . L’exposition s’entoure d’oeuvres et d’artistes qui ont bouleversé l’Histoire de l’art. Leur portée et leurs noms sont souvent méconnus du grand public. Ils servent pourtant à répondre à une question controversée : qu’est-ce que l’art contemporain ? Jusqu’au 2 décembre.

Paris Sud-Ouest : Odéon-Montparnasse-Meudon

  • Demain est annulé à la Fondation EDF

La Fondation EDF (Paris 7ème) et ses 23 artistes ont le regret de vous annoncer que « Demain est annulé ». Cette annonce, aussi funeste qu’absurde, se présente aux visiteurs comme une dystopie teintée d’optimisme. Face à l’imminence d’une catastrophe climatique, cette exposition collective se risque à penser le monde de demain. Et quand demain se pointe, l’imaginaire s’en mêle. Peut-on rêver à un monde plus sobre ?  Plus juste ? Plus en phase avec les écosystèmes ? Les artistes ouvrent le champ des possibles. Jusqu’au 29 septembre.

  • Ne pas parler des sculptures peintes à l’Institut Giacometti

Des visages raides. Des corps longilignes, prêts à se liquéfier, mais qui, par miracle, tiennent debout. Telles sont les sculptures d’Alberto Giacometti (1901-1966). À l’Institut qui porte son nom (Paris 14ème), l’artiste suisse transmet aux visiteurs le secret qu’il confiait à son galeriste, en 1950 : « Ne pas parler des sculptures peintes ». Cette exposition de plâtres anime ses figures inquiètes de peinture à l’huile. La couleur pour l’artiste, fait partie de la sculpture. Elle sert à la rendre vivante. Une plongée précieuse dans les préoccupations tourmentées de l’art moderne. Jusqu’au 11 novembre.

Land of Coca Cola and Colgate, Moffat Takadiwa-Zen…a Argimon ©Marc Domage 2024
Rachel Hobkirk, Paintings, May 2023
  • Marathon, la course du messager au musée de la Poste

À deux pas de la Gare Montparnasse, des messagers attendent votre venue pour se lancer dans la course. Au musée de la Poste (Paris 14ème), près de 30 artistes s’inscrivent dans la légende du joggueur originel, le premier à avoir couru pour transmettre un message : en – 490, un certain Philippidès est envoyé à Athènes pour annoncer, à bout de souffle, la victoire des Grecs sur les Perses, à Marathon. Arrivé à destination, il aurait transmis la nouvelle avant de mourir d’épuisement. La force de cette légende, toujours vive, se manifeste dans le parcours d’artistes et de sportifs mis à l’honneur à travers 160 oeuvres et supports. Jusqu’au 15 septembre.

  • Rayon Jouets au Hangar Y

Dis moi à quoi tu joues, je te dirais qui tu es. Pour le savoir, rendez-vous au « Rayon Jouets » du Hangar Y de Meudon (92). Un Toy Story grandeur nature tout fait de figurines, legos et maisons de poupées pensés par une quarantaine d’artistes qui prennent le jeu très au sérieux. Il en va de la marche du monde : Pour Francis Alÿs, Neïl Beloufa, Cindy Sherman et les autres, le jouet se conçoit d’abord comme un avant-goût naïf et miniature d’une réalité bien moins tendre. Jusqu’au 22 septembre.

Paris Ouest : Invalides-Trocadéro-Boulogne

  • We are here au Petit Palais

Une marque de fabrique fait toujours son effet : Le Petit Palais (Paris 8ème) s’amuse souvent à confronter ses expositions temporaires d’art contemporain à ses collections permanentes. L’été des Jeux Olympiques ne fait pas exception à ce péché mignon. « We are here » hurle le mouvement Street art aux tableaux et sculptures des grands maîtres. Dans cette exposition gratuite, les artistes urbains font résonner le musée d’un bagou coloré, ironique voire politique. Au  terme de la déambulation, une installation de près de 200 oeuvres est présentée aux visiteurs comme au temps des grands Salons du XIXème siècle. Jusqu’au 17 novembre.

  • La mode en mouvement #2 au Palais Galliera

C’est une exposition à trois chapitres. Après une première séquence fin 2023, « La Mode en mouvement #2 » revient au Palais Galliera – Musée de la mode (Paris 16ème) Il est loin le temps de l’athlète grec nu comme un ver, le sport se porte comme un gant. L’exposition interroge la place du vêtement dans la pratique d’activités physiques. Une plongée dans l’Histoire de la mode, certes, mais aussi dans les évolutions sociétales notamment l’introduction du style sportswear dans nos habitudes contemporaines. Jusqu’au 05 janvier.

Vue d'exposition "We are here" au Petit Palais
L'Atelier Rouge, Henri Matisse, 1911
  • En Jeu ! Les artistes et le sport (1870-1930) au musée Marmottan-Monet

« En Jeu ! » Le musée Marmottan Monet (Paris 16ème) remonte le temps à travers l’Histoire visuelle du sport. De 1870 à 1930, les grandes lignes du sport moderne se dessinent : démocratisation du sport, premières olympiades par Pierre de Coubertin, premiers jalons éthiques…Devant ces bouleversements, les artistes expérimentent leur peinture à l’épreuve des corps en mouvement, athlètes ou non. Jusqu’au 1er septembre.

  • Matisse, l’Atelier Rouge à la Fondation Louis Vuitton

Un jeu de piste concentré en un seul tableau. La Fondation Louis Vuitton (Paris 16ème) perce les mystères de l’Atelier Rouge. Sur cette oeuvre saignée de toutes parts, Henri Matisse a glissé, en 1911 plusieurs de ses vraies toiles dans son propre atelier d’Issy-les-Moulineaux. Des toiles que le musée s’est amusé, en collaboration avec le Museum of Modern Art (MoMA) de New York à réunir dans une exposition. Le parcours reflète aussi bien la pratique de l’artiste dans son atelier que le charme ravageur et coloré commun à l’ensemble de ses oeuvres. Jusqu’au 09 septembre.

  • Natures vivantes. Images et imaginaires des jardins d’Albert Kahn au musée Albert Kahn

Dans ses jardins ou dans ses oeuvres, le monde d’Albert Kahn (1860-1940) est indéniablement végétal. Dans « Natures Vivantes », ses films et photographies se mettent au vert en sublimant sa passion esthétique et scientifique pour l’horticulture, dans son musée de Boulogne (92). Le banquier et philanthrope est pourtant d’abord un homme de ville, fasciné par Paris, mais profite de l’intimité de ses jardins pour s’essayer à des expériences photographiques fascinantes et surtout colorées. Un prodige pour l’époque. Jusqu’au 31 décembre

Perla Msika

La Perle