Nos recos Théâtre – Juin 2026

Chaque mois, La Perle vous sélectionne le meilleur de l’actualité théâtrale en région parisienne.

©Ilja Smirnov

Paris Globe Festival

Théâtre rime avec underground au Paris Globe Festival. Les pièces, pour la plupart jamais jouées en France, sont aussi provocantes qu’engagées. De l’adaptation interdite aux moins de 18 ans de l’Histoire de l’Oeil de Georges Bataille, au récit de la guerre 2.0 menée sur les plateformes de rencontre en Ukraine. Plus que jamais, la scène est ici une façon de regarder et d’interroger l’actualité.

À travers 8 lieux à Paris, 12-25€ (Réduction avec le pass), Jusqu’au 4 juin

©DR

Le procès de Jeanne Bloch

Après une première pièce historique, François Hien invente cette fois un « roman national imaginaire ». Jeanne Bloch est une ancienne première ministre, accusée de trahison par un gouvernement devenu autoritaire. À mi-chemin entre le thriller politique et la pièce de procès, le spectacle fournit un éclairage précieux de l’époque.

Centquatre-Paris (19e), 10-20€, Du 2 au 6 juin

©Marc Domage

Clôture de l’amour

Audrey Bonnet et Stanislas Nordey brillent dans cette pièce multi primée que Pascal Rambert a écrite spécialement pour eux. Le comédien et la comédienne la jouent depuis près de quinze ans aux quatre coins du monde. Une histoire d’amour qui se solde dans un brutal déchirement, où l’investigation des sentiments et l’engagement des corps est sidérant.

Théâtre de l’Atelier (18e), 12-40€, Jusqu’au 14 juin

©DR

La Tempête & Un Cyrano

Comme chaque été, le Théâtre de Verdure du Jardin Shakespeare ouvre ses portes au Bois de Boulogne. Shakespeare, Rostand, Sénèque, mais aussi des créations contemporaines sont a découvrir dans un cadre à ciel ouvert et entièrement végétalisé. Une façon de porter le spectacle hors du cadre conventionnel et de ses éternels fauteuils rouges !

Théâtre de Verdure du Jardin Shakespeare (Bois de Boulogne), 0-15,50€, Du 30 mai au 27 juillet

©Saadia Hamdine

Mérou

Le mérou est un poisson qui peut changer de genre, alors pourquoi pas nous ? se demande Lou Trotignon dans son spectacle, qui ravit le public et la critique depuis plus d’un an. Sur le thème de la transidentité, l’humoriste de 28 ans, à la personnalité follement attachante, livre un stand-up piquant et burlesque.

La Scala (10e), 13-32€, Du 3 au 19 juin

©Fabrice Robin

I will survive

Turbulents, jouissifs, rageusement énergiques, mais aussi réfléchis et engagés. On pourrait parler ainsi des Chiens de Navarre, compagnie emmenée par Jean Christophe Meurisse depuis 2005. Avec cette nouvelle création qui vient de remporter le Molière du Meilleur spectacle de Théâtre public en 2026, ils mettent en scène deux procès relatifs à des violences sexistes, inspirés de faits réels. Avec une question de fond : « ce qui est légal est-il toujours juste ? »

Théâtre des Bouffes du Nord (10e), 10-38€, Jusqu’au 27 juin

©Jean Louis Fernandez

Les règles du savoir-vivre dans la société moderne

Avec un mélange de zèle scrupuleux et d’ironie mordante, Catherine Hiegel rayonne dans cette pièce de Jean-Luc Lagarce, mise en scène par Marcial Di Fonzo Bo. La comédienne édicte les préceptes qui doivent régir la vie en bonne société, comme elle en fait la satire subtile. On ne peut s’empêcher de trouver des liens entre cette époque désuète que la pièce moque et la notre.

Théâtre de la Porte Saint Martin (10e), 20-39€, Jusqu’au 23 juin

©Rebecka Oftedal

Notre humble avis

Ce n’est pas tous les jours que des comédiens se prennent pour des critiques de théâtre. Critiques amateurs ici, qui montent leur propre émission culturelle pour parler des grandes oeuvres de la littérature, de la peinture, du cinéma… Dans cette nouvelle pièce, Igor Mendjisky questionne avec habilité les facteurs qui conditionnent notre réception de l’art.

Théâtre de l’Athénée Louis-Jouvet (9e), 12-22€, Jusqu’au 6 juin

©Simon Gosselin

Scenes from a Marriage

Markus Öhrn propose une version trash et ultra-violente des Scènes de la vie conjugale, mini série du réalisateur suédois Ingmar Bergman, sortie au début des années 70. Exit l’univers réaliste et les portraits psychologiques. La relation est relue au prisme des violences qui sévissent dans l’intimité du foyer conjugale. Et pour Markus Öhrn, aucun trait n’est assez gros pour illustrer cela. La pièce prend alors des airs de farce grotesque, gore et drôle.

Théâtre de l’Odéon (6e), 7-43€, Jusqu’au 7 juin